Besançon : derrière les classes C et D, un parc diagnostiqué marqué par son âge
L’extraction ADEME du 18 septembre 2026 rassemble 39 482 diagnostics enregistrés à Besançon, avec une forte présence des classes C et D. Le bâti antérieur à 1975 représente 68,9 % du corpus géolocalisé, tandis que les étiquettes F et G réunissent 4,9 % des diagnostics enregistrés.

Au 24 septembre 2026, la photographie du parc immobilier diagnostiqué à Besançon fait apparaître un contraste : les classes C et D dominent les enregistrements, alors que le corpus géolocalisé porte fortement la marque des constructions anciennes. L’actualité est ici la lecture des données locales, issue de la dernière extraction ADEME utilisée, datée du 18 septembre 2026. Elle ne correspond pas à l’annonce d’un événement municipal. Pour les propriétaires vendeurs, les bailleurs et les acquéreurs, son intérêt est de situer un bien dans un ensemble documenté, sans confondre ce portrait statistique avec les caractéristiques particulières du logement concerné.
1. Une photographie de 39 482 diagnostics, pas de logements uniques
| Étiquette DPE | Diagnostics enregistrés à Besançon |
|---|---|
| A | 313 |
| B | 1 732 |
| C | 16 471 |
| D | 13 829 |
| E | 5 199 |
| F | 1 504 |
| G | 434 |
Le périmètre étudié est celui de Besançon, dans le Doubs, identifié par le code INSEE 25056. Le jeu local retient une population communale de référence de 118 489 habitants et contient 39 482 diagnostics enregistrés. Ces deux nombres décrivent des objets différents : des habitants d’un côté, des enregistrements de diagnostics de l’autre. Ils ne permettent donc pas de calculer une proportion de diagnostics enregistrés à partir de la population. Surtout, un même logement peut apparaître plusieurs fois dans la base. Le total publié ne constitue ni un dénombrement de logements uniques, ni une mesure de l’ensemble du parc communal.
Cette distinction commande toute l’interprétation des résultats. Les parts des étiquettes énergétiques portent sur les diagnostics enregistrés, tandis que les proportions relatives aux périodes de construction décrivent le corpus géolocalisé. Les dénominateurs ne doivent pas être rendus interchangeables. De même, une extraction datée fournit un état des données utilisées, mais aucune série antérieure n’est fournie ici pour mesurer une progression ou un recul. Il serait donc infondé de parler d’amélioration récente du parc ou d’augmentation des mauvaises étiquettes. La mise à jour permet un constat local au 24 septembre 2026, pas une démonstration d’évolution dans le temps.
2. Les classes C et D structurent le profil énergétique bisontin
La classe C rassemble 16 471 diagnostics, soit 41,7 % des enregistrements, devant la classe D avec 13 829 diagnostics et 35,0 %. Le cœur de cette photographie bisontine se situe donc dans ces deux catégories, plutôt que dans les seules étiquettes les plus défavorables. À l’autre extrémité de l’échelle, la classe A compte 313 diagnostics, soit 0,8 %, et la classe B en compte 1 732, soit 4,4 %. Cette distribution donne un repère aux propriétaires et aux acquéreurs : elle indique quelles étiquettes sont les plus présentes dans les données, sans attribuer de valeur marchande aux biens.
La suite de la distribution précise les enjeux que masquerait une lecture limitée aux catégories dominantes. La classe E représente 5 199 diagnostics, soit 13,2 % du total enregistré. La classe F en rassemble 1 504, soit 3,8 %, et la classe G, 434, soit 1,1 %. Réunies, les classes F et G comptent 1 938 diagnostics, correspondant à 4,9 % des enregistrements. Leur poids est minoritaire dans cette base, mais leurs conséquences réglementaires méritent une lecture distincte. Pour un propriétaire, la fréquence locale d’une étiquette ne change pas la catégorie portée par le diagnostic de son propre bien.
- Classes A et B : respectivement 313 et 1 732 diagnostics enregistrés, soit 0,8 % et 4,4 %.
- Classes C et D : respectivement 16 471 et 13 829 diagnostics enregistrés, soit 41,7 % et 35,0 %.
- Classe E : 5 199 diagnostics enregistrés, soit 13,2 %.
- Classes F et G : 1 938 diagnostics enregistrés au total, soit 4,9 %.
3. Le poids du bâti ancien ne permet pas de prédire une étiquette
L’ancienneté des constructions constitue l’autre trait saillant du profil local. La période dominante est celle de 1948 à 1974, qui représente 49,6 % du corpus géolocalisé. Le bâti antérieur à 1949 en représente 19,3 %, tandis que les constructions antérieures à 1975 atteignent 68,9 %. Enfin, les périodes antérieures à 2001 réunissent 89,7 % de ce corpus. Ces indicateurs donnent plusieurs profondeurs de lecture d’un même ensemble ; ils ne constituent pas des catégories toutes additionnables. En particulier, la période 1948-1974 et le seuil « antérieur à 1949 » ne sont pas présentés comme des tranches strictement disjointes.
Le rapprochement entre cet âge du bâti et la prédominance des classes C et D rend le portrait de Besançon particulièrement instructif. Il ne fournit cependant pas de croisement entre année de construction et étiquette énergétique. On ne peut donc pas affirmer que les diagnostics C concernent principalement une période précise, ni attribuer les classes F et G aux seules constructions les plus anciennes. Aucune donnée fournie ne permet davantage d’expliquer les résultats par des travaux réalisés. Pour examiner un logement à vendre ou à acheter, l’ancienneté et l’étiquette restent deux informations à distinguer, sans faire de l’une la cause démontrée de l’autre.
4. Surface, consommation et gaz : des repères, pas une facture type
Les maisons individuelles représentent 4,6 % dans les données locales, et la surface médiane est de 60 m². Ces éléments complètent un portrait que les seules étiquettes énergétiques ne suffisent pas à décrire. La faible part des maisons individuelles est notamment importante pour ne pas présenter chaque règle concernant une maison comme applicable indistinctement à tous les biens du corpus. Quant à la surface médiane, elle fournit un repère central, non la superficie d’un logement bisontin type qui résumerait tous les autres. Les faits disponibles ne détaillent pas ici la répartition des surfaces selon les classes énergétiques ou les périodes de construction.
La consommation médiane s’établit à 183 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé à 850 €. Le gaz naturel est le chauffage principal mis en avant dans l’extraction, avec 20 527 diagnostics. Ces trois informations éclairent le corpus, mais elles ne décrivent pas nécessairement les mêmes enregistrements. Rien ne permet d’affirmer qu’un bien de 60 m² chauffé au gaz aurait précisément cette consommation et ce coût. Le montant de 850 € demeure une estimation médiane, pas une facture individuelle annoncée. Pour un acquéreur comme pour un bailleur, ces valeurs situent les données locales sans déterminer les dépenses d’un logement particulier.
5. Pour les bailleurs, distinguer G aujourd’hui, F en 2028 et E en 2034
Pour les bailleurs, les catégories E, F et G ne renvoient pas au même calendrier. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent ensuite la classe F en 2028 et la classe E en 2034. À la date de cette analyse, le 24 septembre 2026, il faut donc distinguer la règle déjà applicable à G des échéances prévues pour F et E. La photographie statistique locale donne l’ampleur des enregistrements concernés par chaque étiquette, sans établir le nombre de logements effectivement proposés à la location.
Les 434 diagnostics G enregistrés à Besançon ne peuvent ainsi être présentés comme 434 logements locatifs distincts. La même réserve vaut pour les 1 504 diagnostics F et les 5 199 diagnostics E : la base peut contenir plusieurs passages pour un logement et ne fournit pas ici leur affectation locative. L’information utile pour un bailleur reste néanmoins claire : le poids relativement limité de F et G dans la distribution communale n’efface pas les enjeux attachés à chaque étiquette. Par ailleurs, la classe E représente un ensemble d’enregistrements plus important, associé à une échéance différente qu’il ne faut pas confondre avec celle de F.
- G : le critère de décence énergétique n’est plus satisfait pour un nouveau bail en métropole depuis le 1er janvier 2025.
- F : l’échéance prévue est 2028 ; la base locale compte 1 504 diagnostics de cette classe.
- E : l’échéance prévue est 2034 ; la base locale compte 5 199 diagnostics de cette classe.
6. Pour la vente, l’audit dépend aussi de la nature du bien
La lecture destinée aux vendeurs doit distinguer l’étiquette énergétique et le type de bien. L’audit énergétique réglementaire concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, avec une application à la classe E depuis le 1er janvier 2025. Il ne serait donc pas exact de transformer tous les diagnostics locaux de ces trois catégories en autant de ventes soumises à audit. Les chiffres décrivent des enregistrements, pas des transactions, et le champ réglementaire fourni vise des types de biens précis. La seule étiquette ne suffit pas à identifier ce champ dans le total communal.
La part de 4,6 % de maisons individuelles souligne l’importance de cette distinction dans le profil bisontin. Elle ne permet toutefois pas de compter les maisons classées E, F ou G, faute de répartition croisée, et aucun effectif d’immeubles en monopropriété n’est fourni. Pour un vendeur ou un acquéreur, la conséquence concrète est de lire séparément les informations sur la catégorie du bien et sur son classement énergétique. La statistique communale offre un contexte, mais ne tranche pas à elle seule la situation d’une vente particulière. Elle ne permet pas non plus de déduire un prix, une décote ou un délai de transaction.
7. Secteurs étudiés et risques recensés : ne pas surinterpréter la carte
Cinq quartiers ou secteurs IRIS figurent parmi les secteurs analysés : Piémont, Cassin, Brégille, Chopin et République. Leur présence dans le périmètre d’analyse ne s’accompagne ici d’aucun résultat chiffré propre à chacun. Il n’est donc pas possible de les classer selon leur performance énergétique, leur ancienneté ou leur consommation. Attribuer à l’un d’eux une concentration de diagnostics défavorables serait ajouter une information absente des faits disponibles. Pour les propriétaires et les acquéreurs, cette limite importe : le portrait communal ne doit pas devenir, par simple projection, le portrait d’un quartier, encore moins celui d’un immeuble ou d’un logement.
Le volet Géorisques recense quatre familles : inondation, mouvement de terrain, séisme et transport de marchandises dangereuses. La zone sismique est non renseignée dans les faits fournis, tandis que le potentiel radon est indiqué à 1. Cette information doit être rapportée telle quelle, sans compléter la zone sismique par supposition ni attribuer un niveau d’exposition précis à une adresse. Le recensement de familles de risques ne prouve pas que chaque bien est concerné de manière identique. Aucun croisement n’est fourni entre ces risques, les cinq secteurs cités et les étiquettes énergétiques ; ces dimensions doivent donc rester distinctes dans l’analyse locale.
8. Ce que cette mise à jour change dans la lecture d’un projet immobilier
L’apport principal de cette photographie est de déplacer le regard au-delà des seules classes F et G. À Besançon, les diagnostics enregistrés se concentrent d’abord en C et D, tandis que le corpus géolocalisé est largement antérieur à 1975. La classe E occupe, elle aussi, une place à part : ses 5 199 enregistrements renvoient à la fois à une échéance locative prévue en 2034 et au champ de l’audit pour certaines ventes depuis 2025. Ces constats ne se remplacent pas les uns les autres. Ils donnent plusieurs clés de lecture selon que le projet porte sur une location, une vente ou une acquisition.
La conclusion reste celle d’un état des données, non d’un verdict sur chaque bien. La dernière extraction utilisée est celle du 18 septembre 2026, analysée ici au 24 septembre. Elle documente des diagnostics enregistrés, des caractéristiques du corpus et des repères réglementaires précis. Elle ne mesure ni le nombre de logements uniques concernés, ni une évolution des performances, ni l’exposition détaillée de chaque adresse aux risques. Pour rendre cette mise à jour utile, il faut conserver cette séparation entre contexte communal et situation individuelle. C’est à cette condition que le profil chiffré de Besançon éclaire un projet immobilier sans lui prêter des certitudes absentes des données.
- Vendeur : distinguer l’étiquette du bien et sa nature pour comprendre le champ de l’audit énergétique décrit.
- Bailleur : séparer la règle applicable à G pour un nouveau bail des échéances prévues pour F et E.
- Acquéreur : lire les médianes et les parts communales comme un contexte, non comme les caractéristiques du logement envisagé.
Questions fréquentes
Les 39 482 diagnostics correspondent-ils à 39 482 logements à Besançon ?
Non. Il s’agit de diagnostics enregistrés dans le périmètre local. Un même logement peut apparaître plusieurs fois ; les faits fournis ne donnent pas le nombre de logements uniques.
Quelle est la place des classes F et G dans les données locales ?
La classe F compte 1 504 diagnostics et la classe G en compte 434. Ensemble, elles représentent 1 938 diagnostics enregistrés, soit 4,9 % du total, sans constituer un décompte de logements uniques.
Tous les biens classés E sont-ils concernés par l’audit énergétique à la vente ?
Le champ fourni concerne les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole. L’application à la classe E date du 1er janvier 2025 ; elle ne doit pas être étendue indistinctement à tous les biens.